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Paul Hardy, basé à Paris, est formé très jeune dans une école d’arts plastiques où il développe et compose rapidement son univers : un monde sans concessions. A travers son travail, il se libère des contraintes imposées par l'enseignement classique grâce à ses propres techniques. Des techniques qu’il fait constamment évoluer en expérimentant les usages de la matière.

Paul Hardy s’oppose donc aux normes établies. En analysant tous les éléments qui compose une œuvre ; le support, la toile et la peinture elle-même, il expérimente des nouveaux modes de représentation en repoussant les limites du médium.

« J’essaye toujours de déstructurer la manière dont une peinture est créée. Je regarde les surfaces, les textures, et cherche comment la peinture elle-même peut devenir la toile. »

Les surfaces de ses peintures sont très tactiles et sensuelles, souvent assez dimensionnelles pour être considérées comme des sculptures murales. Il considère que la peinture est un matériaux propre qui se travaille, se moule, se sculpte et qui intervient comme l’élément perturbateur du tableau. C’est pourquoi il faut en connaitre les caractéristiques techniques. L’explication se trouve probablement dans son profil d’architecte : le jeune homme est obsédé par la matière. Le volume qui est ainsi créé joue avec la lumière et l’angle de vue.

L'implication physique de l'artiste se retrouve également dans ses travaux. Il déchire, casse, plie, extrait et laisse ainsi une empreinte indélébile du processus de fabrication. Comme l'architecture qui reste dans le temps, comme une photo qui capture un souvenir, ses travaux retiennent la mémoire physique du processus.

“C’est un travail physique et intense, où le processus devient parfois plus intéressant que le résultat en soi.”

Les créations de Paul Hardy vont au-delà de la simple représentation idéologique. Elles s’inscrivent dans le présent, se font protagonistes de la réalité, et s’attachent à influencer l’espace qu’elles occupent.

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